36 vues de la tour Eiffel (18/36)

« Opération Caprice » est un pastiche de film d’espionnage de 1967, tourné dans le sillage des innombrables copies et caricatures du fameux agent James Bond, icône incontournable des années 60 et incarnation de la virilité masculine.

Si cette parodie d’un genre assez usé (déjà en 1967), reste étonnamment rafraîchissante et divertissante, c’est aussi parce qu’elle nous présente une héroïne au centre de l’action : l’espionne industrielle Patricia Foster, interprétée avec beaucoup de charme et de détermination par l’incandescente Doris Day, ici à contremploi par rapport à ses nombreux rôles de femme sage et romantique.

Et sa garde-robe pop et colorée n’est pas moins modeste que celle de la célèbre « Modesty Blaise », autre grande espionne qui se démarque dans ce genre dominé par les hommes.

Comme dans chaque film d’espionnage qui se respecte, on voyage beaucoup dans « Opération Caprice ». Le film passe des Alpes suisses enneigées à un Los Angeles californien ensoleillé, en passant par Paris – plus précisément par une visite de la tour Eiffel.

Patricia Foster s’y rend pour une transaction secrète, sans se douter qu’elle est déjà observée et suivie par toute une armée d’hommes plus ou moins discrets, …

… répartis dans les étages de la tour. Ce qui permet de montrer le célèbre symbole de Paris sous des nombreux angles et points de vue.

Patricia a rendez-vous dans un des restaurants aménagés par l’architecte Auguste Granet dans le style élégant et sobre des années 30. (Ne le cherchez pas, il a été détruit et remplacé par un nouvel aménagement dans les années 80.)

Le film est dirigé par l’infatigable Frank Tashlin, ancien cartooniste et gagman pour les Marx Brothers. Son film le plus connu est la comédie Rock’n’Roll et loufoque « La Blonde et moi », avec la pulpeuse Jayne Mansfield.

Les négociations se soldent par une offre pour le moins insolite de la part de Patricia : « Enlevez-votre pantalon ! »

Demande qui ne démonte pas son interlocuteur, qui se révèle être non pas un espion, mais un agent de la sureté française (!), interprété avec aplomb par le canadien Larry D. Mann.

Le film vient à peine de commencer et notre charmante héroïne se trouve déjà derrière les verrous …

CAPRICE (Opération Caprice) 1967 Frank Tashlin

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