Regards de femmes

Après le confinement selon Truffaut, voici le confinement dans le western spaghetti.

Si le western spaghetti pulvérise les codes du western traditionnel, il conserve très souvent les stéréotypes associés aux personnages féminines, qui subissent en silence les actions initiés par des hommes.

Les femmes restent confinées dans la maison et suivent fusillades et autres affrontements à travers des fenêtres. Leurs regards expriment peur, mépris, curiosité, désespoir, malice, inquiétude, tristesse, résignation ou surprise :

Marianne Koch dans « Pour une poignée de dollars » de Sergio Leone (1963)

Loredana Nusciak dans « Django » de Sergio Corbucci (1966)

Giuliana Farnese dans « Le temps du massacre » de Lucio Fulci (1966)

Patricia Valturri dans « Tire encore si tu peux » de Giulio Questi (1967)

Vivi Gioi dans « Dieu ne paie pas le samedi » de Tanio Boccia (1967)

Claudia Cardinale dans « Il était une fois dans l’Ouest » de Sergio Leone (1968)

Michèle Mercier dans « Une Corde, un Colt » de Robert Hossein (1969)

Anne-Marie Balin dans « Une Corde, un Colt » de Robert Hossein (1969)

Raquel Welch dans « Hannie Caulder » de Burt Kennedy (1971)

Dans ce dernier film, qui n’est pas vraiment un western spaghetti, mais un « Euro-western » (produit en Angleterre et tourné en Espagne), Raquel Welch sort du cliché de la femme passive. Elle prend son destin en main pour faire exploser le cadre (de la fenêtre) et pour sortir (de la maison). Malgré sa facture classique, c’est un des rares westerns, où le regard sur la femme évolue, et ça fait du bien !

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