Guillaume Bertin, architecte dindon de la farce

Guillaume Bertin (l’unique et toujours touchant Jacques Villeret) est un architecte en crise.

Sans boulot, il cherche désespérément à intéresser l’entrepreneur Martin Morin (Jean Poiret, parfait en salaud égoïste et hautain) pour son nouveau concept expérimental et écologique d’insonorisation de chantiers de construction.

La réaction de l’entrepreneur est sans appel :

« C’est marrant, dès que je vous écoute, j’ai l’impression de perdre de l’argent ! Pourquoi vous venez toujours me chercher quand vous avez des projets tordus ? »

Pourtant, le projet de Bertin n’est pas dépourvu d’intérêt : en appliquant le principe des dômes de vacances abrités façon « Center Parcs », aux sites de chantier, afin d’éviter les nuisances pour les riverains, il ne trahit pas seulement son admiration pour les dômes géodésiques d’un Buckminster Fuller, mais aussi ses frustrations sexuelles.

L’entrepreneur peu scrupuleux se fiche du procédé, mais y voit l’occasion de partir en vacances de ski, à la fois avec sa femme et sa maîtresse, en invitant l’architecte célibataire et timide pour qu’il joue le rôle du mari de son amante. Les quiproquos qui en résultent sont loin derrière les blagues potaches des « Bronzés font du ski », dans cette comédie peu inspirée.

L’architecte trimballe partout son carton avec sa maquette, dans l’espoir de pouvoir reparler du projet, tandis que l’entrepreneur s’amuse tant qu’il peut avec Agnès, sa maîtresse, qui boude de devoir jouer la femme d’un petit loser, moche et gros.

Les imprévus habituels empêchent le bon déroulement des vacances tranquilles et Béatrice (Eva Darlan), la femme de Morin, commence assez vite à se douter de la supercherie.

Malgré ses a priori, la jeune maîtresse (Agnes Blanchot, seins à l’air et walkman en permanence sur la tête – nous sommes en 1988) commence à découvrir les qualités humaines et le caractère sincère de notre architecte-héros maltraité.

« C’est un artiste, c’est un pur. » lance-t-elle à Morin, avant de le quitter et après avoir aidé à recoller les morceaux de la maquette, détruit par la maladresse de l’entrepreneur.

Agnès et Guillaume s’embrassent lors de la fête de fin de l’année et un des invités s’exclame : « Et voilà, tout rentre dans l’ordre. »

Ouf…

LA PETITE AMIE 1988 Luc Béraud

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