Metropolis

“Métropolis” n’est pas le premier film de science-fiction, mais c’est celui qui a le plus déterminé le “look” de la ville du futur chez les cinéastes. Ce classique du genre étonne toujours par son inventivité et par sa démesure.

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La ville est organisée verticalement avec des immeubles s’élevant jusqu’à 500 mètres, et des passerelles qui aujourd’hui encore, feraient pâlir même un Rudy Ricciotti.

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Elle paraît d’abord comme utopique et agréable, avec des vastes stades et des jardins paradisiaques à son sommet. Mais ces endroits sont réservés à une élite triée sur le volet.  

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Puis le film montre son versant dystopique avec l’exploitation des travailleurs pauvres qui se tuent à la tâche pour la faire fonctionner.

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Entre les deux : la dynamique d’une ville en mouvement perpétuel qui se développe sur des plateaux multiples. Fritz Lang, fils d’architecte, a lui-même commencé des études d’architecture avant de faire des films. La ville qu’il crée à l’écran est le reflet de différents styles de son époque :

  • la silhouette new-yorkaise, qui l’a impressionnée en 1922 pour les plans larges,
  • l’avant-garde russe et le Bauhaus pour les plans rapprochés.

Ce mélange de styles souligne le côté cosmopolite de la ville, également renforcé par les multiples affiches, écrites dans des langues fantaisistes.

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Même l’expressionnisme à la « Caligari » trouve sa place dans la maison biscornue qu’abrite l’inventeur et savant fou Rotwang (Rudolf Klein-Rogge). L’importance des poteaux métalliques élancés, qui soutiennent passerelles et autoroutes, souligne le savoir-faire de l’ingénieur, omniprésent dans la cité futuriste. 

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Fritz Lang n’hésite pas à caricaturer la condition des ouvriers lobotomisés dans leurs cages à lapins souterraines, sans se douter que cette architecture systématisée et impersonnelle deviendra une réalité dans certaines banlieues des années 60-70.

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Grace à sa richesse visuelle, “Métropolis” est devenue le modèle-type de la ville du futur. Elle est l’Eden pour les riches et l’enfer pour les démunis ; l’utopie et la dystopie en même temps !

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Département artistique : Otto Hunte, Erich Kettelhut, Walter Schulze-Mitteldorff, Karl Vollbrecht, Edgar G. Ulmer / Décors : Willy Müller / Effets combinés : Eugen Schüfftan

METROPOLIS 1926 Fritz Lang

3 réflexions sur “Metropolis

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